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Fusil de Tchekhov ou McGuffin, un peu de vocabulaire

Fusil de Tchekhov ou MacGuffin : quelle différence ?

Dans le langage du cinéma et du récit, le fusil de Tchekhov désigne un détail montré assez tôt dans une histoire et qui devient important plus tard. L’idée est simple : si un auteur ou un réalisateur attire l’attention du public sur un objet, une phrase, une habitude ou une information, ce n’est normalement pas par hasard. Cet élément devra finir par servir. Un personnage précise, au début du film, qu’il sait crocheter une serrure ? Cette capacité lui sera sans doute utile plus tard. On aperçoit un revolver dans un tiroir dès les premières scènes ? Il y a de fortes chances qu’il ressorte au moment décisif.

 

Le MacGuffin, lui, joue un autre rôle. C’est l’objet, le secret, le document ou parfois même la personne que tout le monde cherche, protège ou convoite, et qui fait avancer l’intrigue. Dans un film d’aventure, cela peut être un trésor ou une relique. Dans un polar, un dossier compromettant. Dans un thriller d’espionnage, une mallette, une clé ou des informations classées secrètes. Ce qui compte, ce n’est pas toujours la nature exacte de cet élément, mais le fait qu’il pousse les personnages à agir, à se poursuivre, à mentir, à se battre ou à voyager.

 

La différence entre les deux est donc assez nette. Le MacGuffin est ce qui met l’histoire en mouvement et donne un but aux personnages. Le fusil de Tchekhov, au contraire, est un détail préparé à l’avance, qui prendra tout son sens plus tard. L’un sert à lancer ou à nourrir l’action. L’autre sert à construire le récit avec logique et efficacité.

 

 

En résumé, on pourrait dire ceci : le MacGuffin est le moteur de la course, tandis que le fusil de Tchekhov est le détail qui finit par “payer”. Deux notions différentes, mais deux outils très utiles pour comprendre pourquoi certains scénarios paraissent si bien construits.

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